Critique de “The End” (ResMusica)
par Maxime Kaprielian
Mais le renouveau est vraiment venu de The End d’Oscar Strasnoy. Scherzo (création-commande del’Orchestre National d’Ile-de-France en 2005), pourtant prévu, a du être annulé en dernière minute. Partition digne d’un Hoffnung moderne, destructurations progressives de la cadence parfaite conclusive, Strasnoy passe sans coup férir des derniers accords de la Symphonie n°8 de Beethoven à un langage résolument contemporain – à l’instar de sa cantate Hochzeitsvorbereitungen (mit B und K) qui prend Bach pour point de départ. Créateur désireux de maintenir le public en haleine (lire notre entretien) il y réussit pleinement avec cette page symphonique. The End est le dernier mouvement d’un cycle symphonique (Sum) parodiant la symphonie. Espérons qu’une intégrale au moins en concert puisse voir le jour.